André Téchiné

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André Téchiné ou la confusion des sentiments

Un cinéaste des sentiments qui filme la complexité des relations humaines.

C’est peut-être parce qu’il vient de la critique (Les Cahiers du cinéma) qu’André Téchiné a conquis ses pairs avant de conquérir le public. Après être passé quasiment inaperçu avec son premier long métrage Paulina s’en va (1969), malgré la remarquable prestation de Bulle Ogier, Téchiné connaît un premier succès critique avec Souvenirs d’en France (1974), l’histoire d’une famille bourgeoise du Front populaire aux années 70. D’abord tenté par la veine brechtienne, il se rapproche du surréalisme expressionniste dans Barocco, avec Depardieu et Adjani. Vient ensuite Les sœurs Brontë, une œuvre à la beauté glacée, très réussie sur le plan stylistique. Mais malgré les qualités esthétiques de ses films, Téchiné ne parvient pas vraiment à explorer ses personnages.
Hôtel des Amériques marque un tournant dans sa carrière, et révèle une grande sensibilité qui lui vaudra d’être progressivement considéré comme un "cinéaste des sentiments". Comme dans les films qui suivront, caméra, musique et lumière ne masquent plus, elles se mettent au diapason des personnages. Le film marque également sa première collaboration avec Catherine Deneuve, qui deviendra une de ses interprètes fétiches. Par la suite, avec Rendez-vous en 1985, Le lieu du crime en 1986 et J’embrasse pas en 1991, Téchiné continue à explorer la confusion des sentiments et la complexité des relations humaines, dans des œuvres lyriques à la violence contenue.
Les roseaux sauvages, magnifique hymne à l’adolescence, lui vaut tous les honneurs de la profession. Avec Ma saison préférée, il retrouve Catherine Deneuve et raconte le sacrifice, l’aliénation, le silence de nos vies à travers les banalités du quotidien : les profondes blessures émotionnelles d’Emilie déchirent le cœur sans jamais le consumer complètement.
Tous deux enchaînent avec un film policier, Les voleurs, en 1996, puis Téchiné retrouve Juliette Binoche, son interprète de Rendez-vous, dans Alice et Martin, un drame romanesque plein de grâce où se côtoient en permanence douceur et violence. Bien accueilli, le film est pourtant délaissé par le public, ainsi que le pourtant très réussi Loin, sorti en 2001. En sélection officielle à Cannes (2002) avec Les égarés, interprété par Emmanuelle Béart et Gaspard Ulliel, puis avec Les temps qui changent, encore une fois avec Catherine Deneuve, cette fois en couple avec Gérard Depardieu, Téchiné tente de retrouver son public.
En 2007, il pose de manière magistrale un nouveau jalon dans son œuvre : Les témoins, portrait bouleversant d’une société en crise d’identité face à l’apparition du SIDA. Le film obtient un succès d’estime que le cinéaste compte bien rentrouver cette année avec La fille du RER (2009), un drame somptueux dans lequel il dirige pour la première fois Emilie Dequenne et retrouve des habitués comme Michel Blanc et Catherine Deneuve.

Filmographie

- Pauline s’en va (1969)
- Michel, l’enfant-roi (1972)
- Souvenirs d’en France (1974)
- Barocco (1976)
- Les sœurs Brontë (1978)
- Hôtel des Amériques (1981)
- La Matiouette ou l’arrière-pays (1983)
- Rendez-vous (1985)
- Le lieu du crime (1986)
- Les innocents (1987)
- J’embrasse pas (1991)
- Ma saison préferée (1993)
- Les roseaux sauvages (1995)
- Les voleurs (1996)
- Alice et Martin (1998)
- Loin (2000)
- Les égarés (2002)
- Les temps qui changent (2004)
- Les témoins (2007)
- La fille du RER (2009)

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